Origine du tabagisme
La plupart des fumeurs commencent à fumer, (et font de gros efforts pour y arriver) pour faire comme les autres, de peur d’être rejetés du groupe.
Ce qui traduit un manque d’assurance, un manque suffisant de confiance en soi pour oser afficher son avis et refuser de s’astreindre à fumer.
Addiction à la cigarette
Addiction psychique
Il est important de comprendre que l’addiction psychique est, présente chez tous les fumeurs, contrairement à l’addiction physique (addiction au produit) qui ne concerne que 30% de ces fumeurs addicts psychiques.
Le fumeur s’est construit une identité dont la présence de la cigarette est un des piliers.
Quitter cette cigarette, c’est perdre une partie de cette identité.
L’ex-fumeur tire une grande fierté méritée d’avoir su se reconstruire une nouvelle identité sans tabac.
Mais il restera à jamais un ex-fumeur.
Il ne redeviendra jamais un non-fumeur.
On ne peut pas désapprendre à fumer, comme on ne saurait désapprendre à marcher. [1]
L’ex-fumeur, riche d’une expérience que ne connait pas le non-fumeur, reste marqué à jamais.
Il ne doit plus jamais toucher une cigarette.
Quand l’ex-fumeur a réellement tourné la page du tabagisme, quand il est sincèrement, intimement, passé à autre chose, ce n’est absolument pas une contrainte : nul besoin, nulle envie ; quand il pense au tabac, il savoure sa chance de s’être libéré de cet esclavage.
Addiction physique
L’addiction physique correspond à l’addiction au produit.
Dire que la nicotine est responsable de l’addiction au tabac arrange tout le monde !
La nicotine est en vente libre, vous ne connaissez certainement personne dans votre entourage qui se shoot à la nicotine pure !
Alors que chaque fois qu’il a été possible d’isoler la molécule, les consommateurs ont préféré la molécule synthétique à la plante (cocaïne, par exemple).
Ce phénomène n’existe pas avec la nicotine !
La nicotine n’est qu’un élément d’un cocktail complexe de produits contenus dans le tabac et de produits créés par la combustion et la pyrolyse du tabac.
On sait déjà que c’est l’association nicotine/IMAO qui rend addicte à la nicotine.
D’où le peu d’efficacité des produits nicotinés (patchs et autres) passé trois semaines.
Le sevrage
Le vilain mot qui fait tant peur au fumeur.
C’est vrai que ce terme évoque une privation, une souffrance.
Parler de période de libération passe déjà mieux, n’est-ce pas !
Comme je l’écris plus haut, les produits sont vite éliminés du corps, mais le cerveau robot reste "programmé" pour fonctionner en présence de tabac.
Il va continuer à réclamer son dû !
Il va vous travailler pour vous faire craquer, en déclenchant des stimuli correspondant à un besoin.
Le fumeur doit apprendre à faire la différence entre ses besoins (physique) et ses envies (psychique)
Comment bien arrêter de fumer
Arrêter de fumer efficacement et durablement, sans souffrance.
Comme vous l’avez lu plus haut, tous les fumeurs dépendants sont dépendants psychique et seulement 30% de ceux-ci sont dépendants physique.
L’essentiel de la démarche de sevrage doit donc porter sur la dépendance psychique.
Il faut donc travailler sur la motivation, l’estime de soi, la confiance en soi.
Le fumeur doit se placer dans une perspective dynamique de réussite.