Première consultation
La première consultation de tabacologie est toujours longue (une heure à une heure et demi).
Cette première rencontre au cours de laquelle vous aurez rempli un dossier médical, permet de bien cerner votre profil de fumeur afin de vous proposer une stratégie personnalisée, adaptée à votre cas personnel.
Le but de cette première consultation n’est pas de vous faire arrêter immédiatement !
Pour un grand nombre de fumeurs, cette première rencontre permettra de renforcer votre motivation, de vous préparer à l’arrêt.
Le tabacologue vous fera souffler dans un appareil qui s’appelle un CO testeur.
Grâce à cet examen, simple et indolore, le tabacologue pourra comprendre comment vous fumez et la nature de votre dépendance !
Car si le nombre de cigarettes est un élément important de votre tabagisme, la façon de fumer vos cigarettes est un renseignement extrêmement important pour vous permettre de choisir la bonne stratégie.
Le fumeur décide
Durant cette première consultation, le fumeur décidera de sa manière de faire face à son tabagisme.
Il peut décider d’arrêter de fumer, si sa motivation est assez forte.
Il peut aussi décider dans un premier temps de réduire sa consommation et fumer moins dangereusement, le temps de renforcer sa motivation.
Dans ce cas, le rôle du tabacologue est essentiel pour palier le phénomène d’autotitration dans de bonnes conditions.
Cette première consultation est très importante car la prise en charge du tabacologue doit s’adapter au profil du fumeur et amener le fumeur à prendre ses décisions.
Un calendrier sera décidé pour le rythme des consultations.
Suivi du patient
Pour un suivi sérieux, il est recommandé d’envisager une consultation par semaine, le premier mois.
C’est une période qui peut s’avérer difficile pour certains.
Le tabacologue, à chaque visite vérifiera votre réaction face à votre arrêt et les conséquences sur votre santé.
L’évolution de votre CO dans le cas d’une réduction du tabagisme et si vous ne faites pas un épisode dépressif, ce qui arrive quelquefois.
Puis deux consultations par mois jusqu’au troisième mois suivant l’arrêt.
A partir du troisième mois, une consultation mensuelle jusqu’à la fin de la première année.
Pourquoi un an ?
Parce que c’est un cap difficile à passer et on déclare ex-fumeur, un fumeur maintenant son abstinence depuis plus d’un an.
Suivi personnalisé
Bien sûr, ce rythme moyen doit être adapté à chaque cas.
Il n’est pas rare de voir un fumeur tourner la page du tabagisme, de manière définitive, à l’issue de la première consultation, celle-ci lui ayant apporté les réponses qu’il cherchait pour être sûr de ses choix, sa décision d’arrêter étant déjà programmée, même s’il n’en avait pas réellement conscience !
Mise à jour le 22/10/09