Tout se passe entre nos deux oreilles !
Pour bien comprendre le phénomène de la dépendance à un produit addictif, il faut comprendre les mécanismes du cerveau.
Une partie spécialisée de notre cerveau nous décharge d’un grand nombre de contraintes quotidiennes.
Si nous devions penser à tout instant à réguler la température de notre corps, à respirer, à faire battre notre cœur, à régler finement notre tension artérielle, à augmenter notre rythme cardiaque lorsque nous montons l’escalier etc. , nous ne pourrions pas survivre.
Nous disposons donc un système, un régulateur, qui prend en charge automatiquement tout ce fonctionnement de base qu’on peut appeler cerveau “robot” .
C’est aussi simple que cela !
Erreur de programmation
Dans le cas d’une addiction, que se passe-t-il ?
Puisque c’est le sujet de ce site, observons les mécanisme de l’addiction au tabac.
À l’origine, nous n’avons pas de nicotine dans l’organisme.
À la première cigarette fumée, la nicotine est transportée par le sang, au cerveau.
De nouvelles informations atteignent le cerveau par l’intermédiaire des récepteurs nicotiniques.
En général, sans conséquence.
Fatal error
Le fait de renouveler la fume de nouvelles cigarettes, va très vite faire croire à notre régulateur qu’il faut absolument de la nicotine dans l’organisme pour survivre.
À partir de ce moment, notre régulateur va gérer le taux de nicotine dans le sang exactement comme il gère le taux de sucre, le taux d’oxygène, la pression artérielle etc.
Dans ces fonctions notre régulateur n’étant pas plus intelligent qu’un ordinateur, il n’est pas capable de discernement.
Pour lui, le taux de nicotine est devenu aussi vital que le taux d’oxygène.
Chaque fois que ce taux baisse, le cerveau déclenche un signal qui nous pousse à fumer une nouvelle cigarette.
Nicotine source de vie ?
Interprété par le cerveau comme un besoin vital, vous comprenez pourquoi un fumeur a si peur d’arrêter de fumer car, c’est bien de peur dont-il s’agit !
Inconsciemment le fumeur ressent ce besoin de fumer comme vital.
Tenter de s’y soustraire parait aussi effrayant que de se priver d’oxygène ! (Et portant combien de fumeur terminent leur vie, une bouteille d’oxygène dans la poche, à cause de la cigarette.
Douloureux paradoxe !)
Si l’on ne prend pas au sérieux cet aspect peur dans l’addiction, il est difficile d’apporter au fumeur une aide efficace.
Vous voyez que nous sommes bien loin d’un simple problème de volonté !
Définition
Pour mieux comprendre la dépendance, reportez-vous à la définition de la dépendance selon l’OMS.
Mise à jour le 22/10/2009